En bref
- L’indemnité de fin de mission (IFM) est d’au moins 10 % de la rémunération brute totale de la mission.
- L’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) est elle aussi d’au moins 10 %.
- L’IFM n’est pas due dans quelques cas précis, par exemple une embauche en CDI juste après la mission.
- Les deux indemnités sont versées avec le dernier salaire de la mission et figurent sur le bulletin de paie.
À la fin d’une mission d’intérim, votre dernier bulletin de paie comporte deux lignes en plus du salaire : l’IFM et l’ICCP. Voici ce qu’elles représentent, comment elles sont calculées et dans quels cas l’une d’elles n’est pas versée.
À quoi servent ces deux indemnités ?
L’indemnité de fin de mission, souvent appelée prime de précarité, compense le caractère temporaire du contrat. Elle est prévue par le code du travail (article L1251-32).
L’indemnité compensatrice de congés payés remplace les congés que vous n’avez pas pu prendre pendant la mission. Elle est due quelle que soit la durée de la mission (article L1251-19).
Comment sont-elles calculées ?
| Indemnité | Montant minimum | Base de calcul |
|---|---|---|
| IFM | 10 % | Rémunération brute totale de la mission, renouvellements compris |
| ICCP | 10 % | Rémunération brute totale de la mission, IFM comprise |
Exemple simplifié : pour une mission rémunérée 2 000 € brut au total, l’IFM est d’au moins 200 €. L’ICCP, calculée sur 2 200 €, est d’au moins 220 €. Le total brut atteint donc 2 420 €, avant cotisations.
Le bon réflexe
Sur votre bulletin de fin de mission, repérez les lignes « IFM » et « ICCP » et refaites le calcul. En cas de doute, demandez le détail à votre agence.
Dans quels cas l’IFM n’est-elle pas due ?
La loi prévoit un nombre limité d’exceptions (article L1251-33) :
- vous êtes embauché en CDI par l’entreprise utilisatrice immédiatement après la mission ;
- vous rompez le contrat avant son terme, de votre propre initiative ;
- le contrat est rompu pour faute grave ou en cas de force majeure ;
- la mission est un emploi saisonnier, sauf accord plus favorable ;
- la mission s’inscrit dans une action de formation professionnelle.
Attention
L’ICCP, elle, reste due dans ces situations : elle correspond à des congés que vous avez acquis en travaillant.
Et en CDI intérimaire ?
Le CDI intérimaire fonctionne autrement : vous êtes salarié de l’agence en contrat à durée indéterminée, avec une rémunération mensuelle minimale garantie entre deux missions. En contrepartie, il n’y a pas d’indemnité de fin de mission (articles L1251-58-1 et suivants du code du travail).
Questions fréquentes
L’IFM est-elle versée si ma mission est renouvelée ?
Oui. Elle est calculée sur la rémunération brute totale, renouvellements compris, et versée à l’issue de la mission.
Quand les indemnités sont-elles versées ?
À la fin de chaque mission, en même temps que le dernier salaire. Elles apparaissent sur le bulletin de paie correspondant.
L’IFM et l’ICCP sont-elles soumises à cotisations ?
Oui. Ce sont des éléments de salaire : elles sont soumises aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Les montants cités ici sont des montants bruts.
Sources : code du travail, articles L1251-19, L1251-32 et L1251-33 ; fiche « Contrat de travail temporaire » de Service-Public.fr, vérifiée le 19 juin 2026. Votre convention ou un accord de branche peut prévoir des dispositions plus favorables.
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